Vos engagements

Lorsque l’on adhère à une AMAP, certains engagements sont demandés :

Financier : en agricole, les producteurs doivent avancer toutes les charges de production en début de saison avec une récompense uniquement au moment des récoltes ! Pour y arriver, beaucoup d’entre eux font appel aux crédits bancaires (bien évidemment avec les intérêts). En cas de problème sur les récoltes, c’est donc un cercle vicieux qui commence.

En acceptant cet engagement on permet aux producteurs d’être plus autonome et surtout plus serein dans leur travail !

Aléas climatique : malheureusement (ou heureusement !) ce ne sont pas les agriculteurs qui décident de la météo, par contre c’est bien elle qui dicte les résultats ! Malgré leurs efforts et leur travail, les producteurs sont parfois face à des problèmes pour lesquels il n’y a pas vraiment de solution (comme la grêle, une attaque de pucerons, …). Nous, consomac’teurs, acceptons de comprendre qu’un légume peut manquer dans notre panier en sachant que le peu de ça sera quasiment toujours récompensé par le beaucoup de ceci !

Aide : vous êtes sollicités de temps à autre pour venir donner un coup de main au jardin pour des travaux divers. Il faut savoir que la plus grande différence entre l’agriculture intensive et l’agriculture biologique, c’est la main d’œuvre !

Prenons l’exemple de la carotte :

C’est le légume le plus simple de l’agriculture intensive : un bon coup de désherbant sélectif (un des plus nocif pour la terre et pour nous !), on sème et on vient récolter 4 mois après !

En bio, c’est le pire cauchemar du maraîcher. Il faut d’abord préparer un terrain « propre », on utilise la technique du faux semi : on prépare le terrain au tracteur en faisant semblant de vouloir semer, on attend une quinzaine de jours que les « mauvaises » herbes poussent et on les déchausse au soleil pour les tuer. On re-prépare le sol toujours au tracteur et on sème enfin nos carottes! Et là c’est parti pour le désherbage à la main (accroupi à quatre-pattes dans le champ) au minimum 2 fois sur la culture.

Il faut savoir qu’il faut en moyenne une ligne de 2km de carotte pour fournir une Amap comme la nôtre et qu’il faut environs 50 heures à deux pour effectuer un désherbage (soit 100 heures juste pour le désherbage des carottes !)

Si nous voulons un maximum de diversité dans nos paniers sans tuer à la tâche nos producteurs nous pouvons consacrer un peu de temps à les aider !

Et comme dit le dicton plus on est de fous, plus on rit… et moins on a de travail !

Ces engagements sont la garantie pour vous de connaitre l’origine de vos produits et leur mode de production.

Pour les producteurs c’est la garantie d’une exploitation viable.

C’est ensemble que nous pouvons agir !

« Lorsque l’homme aura coupé le dernier arbre,
polluée la dernière goutte d’eau, tué le dernier animal et pêché le dernier poisson,
alors il se rendra compte que l’argent n’est pas comestible. »

Proverbe indien
(attribué aux Mohawk, aux Cris, ou au chef Geronimo, selon les sources)

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